|
|
 |
 |
 |
|
|
|
Mes petites amoureuses
|
|
Jean Eustache, France, 1974, couleurs, 123 mn
|
|
| |
|
|
Séquences
1 [01.04 à 02.52] Le réveil de Daniel
Générique : Douce France
Daniel se réveille, prend son petit-déjeuner. Le générique défile sur des images du bourg pendant qu'on entend Douce France, chanté par Trenet.
Le générique s'achève sur l'inscription « In memoriam Odette et Louis Robert »
2 [02.52 à 06.15] Acte gratuit
La communion solennelle
Daniel à vélo dépasse un jeune communiant. Dans la cour de l'école, il s'approche d'un camarade qui lit et le frappe violemment. L'autre ne réagit pas.
À l'église, Daniel en aube dans la file des jeunes communiants, se presse contre la petite fille qui le précède. Il communie.
3 [06.15 à 11.50] La sortie de l'école
La méprise
À la sortie de l'école, Daniel raconte une blague à deux petits camarades. Ils passent devant une affiche de cinéma, puis aperçoivent un cirque qui se monte. Daniel demande à sa grand-mère d'y aller. II libère un chardonneret qu'il a piégé, puis va faire un tour au cirque. La bande tombe en arrêt devant un malabar qui mange un énorme morceau de viande. Sur le chemin du retour, une fille interpelle Daniel qu'elle prend pour un certain « Christian ». « J'aurais dû faire quelque chose, mais j'ai eu peur » dit Daniel.
4 [11.50 à 14.55] Au cirque
Assis, ravi, près de sa grand-mère, Daniel ne perd pas une miette du spectacle. Sur la piste, un fakir, après avoir avalé un sabre, se couche sur des tessons de verre. Les assistants du fakir montent sur lui.
5 [14.55 à 18.38] Imitation truquée
Au pied de l'arbre
Dans la campagne, Daniel donne un vrai spectacle de fakir à ses jeunes amis assis en cercle. Il se couche sur des tessons (mis à l'envers par son « assistant » qui lui dessine de grandes estafilades sur le dos). Les enfants jouent ensuite à sauter d'un grand arbre. Une petite fille colle Daniel au sol avec force. Un des garçons n'ose pas sauter de la branche. La bande l'abandonne et s'éparpille alors qu'arrive un homme armé d'un bâton.
6 [18.38 à 19.47] Le pistolet à bouchon
Le trio des garçons dévale la route sur le même vélo. Daniel fait ralentir devant une blondinette qui porte un cartable. II la vise à la tête avec un pistolet à bouchon et tire.
7 [19.47 à 26.51] Le marché
La visite de la mère et de José
Daniel retrouve sa grand-mère à son étal. Il apprend qu'il est reçu au collège, avant de se faire enguirlander par la poissonnière dont il avait visé la fille avec le pistolet à bouchon.
Plus tard, Daniel, qui a intégré le collège, rentre à la maison et trouve sa mère venue avec José, « un homme dont elle n'avait jamais parlé dans ses lettres ». José est un Espagnol taciturne. Le matin, Daniel bichonne son vélo avant d'accompagner José au marché. L'homme lui apprend qu'il est ouvrier agricole.
Dans son lit, Daniel ne dort pas. Il comprend qu'à la fin de l'année sa mère le fera venir auprès d'elle.
8 [26.51 à 30.48] Le wagon immobile
Dans un wagon de train, Daniel assiste, sans bouger, à une scène d'apprentissage sexuel entre une jeune fille consentante et deux garçons qui l'encadrent.
9 [30.48 à 34.55] Daniel quitte sa grand-mère...
La grand-mère accompagne son petit-fils avec sa valise. « Il s'en va pour toujours » dit-elle. À la gare, son agitation laisse entrevoir son émotion. Le train part. C'est le voyage.
10 [34.55 à 41.38] ... et retrouve sa mère à Narbonne
Dans le taxi qui les emmène, la mère de Daniel montre Narbonne à son fils, dont le visage s'éclaire en apprenant qu'il y a quatre salles de cinéma. Elle élude la question sur le collège : « On verra. » Dans le minuscule appartement, Daniel aura un matelas à même le sol. José arrive et ne se laisse pas embrasser par Daniel. Au matin, la mère emmène le garçon au marché, puis elle se met à sa machine à coudre, lui laissant quartier libre pour l'après-midi.
Daniel se balade, va regarder les pêcheurs près du canal.
11 [41.38 à 46.04] Un ami possible
Les Allées
Daniel est retourné voir les pêcheurs qui l'interrogent sur Ramos (José).
À la fin d'une séance de cinéma (Révolte au Mexique), il discute avec un grand jeune homme. Ils marchent sur les Allées, où de tout temps les garçons font connaissance avec les filles.
12 [46.04 à 51.31] Soirée en famille
« Tu n'iras pas au collège »
Après dîner, José se promène silencieusement avec Daniel et sa mère. Daniel apprend que s'ils ne vont pas du côté animé des Allées c'est que José, non divorcé, ne doit pas avoir d'ennuis.
La mère dit à Daniel qu'il n'ira plus au collège. Daniel tient tête au couple, mais il devra aller travailler chez Henri, le frère de José à l'atelier de cycles.
Sur le mail, Daniel croise deux jeunes filles blondes, mais ne les aborde pas.
13 [51.31 à 57.46] Débuts à l'atelier
Le patron montre l'atelier à son commis, puis sort. Daniel bricole le Solex qu'une femme a laissé en réparation. À son retour, le patron approuve. La note payée par la femme paraît chère à Daniel. Dans l'appartement, il montre la pièce de pourboire qu'il a reçue, et se fait tancer.
14 [57.46 à 62.26] Les amis du patron
Daniel a retrouvé son patron et ses amis au café. À l'atelier, il les écoute discuter des mœurs des bals d'antan.
Un autre ami d'Henri ronchonne contre Daniel puis essaye de le coincer en lui faisant réciter l'alphabet. « Je ne peux pas le virer, c'est le neveu de mon frère » , dit Henri.
15 [62.26 à 68.19] La femme au landau
La jeune cliente aux rustines
Avec la charrette du patron, Daniel emprunte des rues commerçantes.
Le matin, le garçon est dans le lit de sa mère qui vient réchauffer la chambre d'une flambée d'alcool. Daniel a rêvé qu'il se retrouvait heureux chez sa grand-mère.
De l'atelier, Daniel observe une jeune femme, la fille d'un réfugié espagnol, qui passe souvent poussant un landau. « Elle ressemblait aux femmes que j'aimais dans les films américains. »
Par la vitre, il observe un couple enlacé dans la rue. La fille l'a vu le regarder. Elle entre acheter des rustines et l'effleure.
Plus tard, enlacée à un autre garçon, elle regarde Daniel.
16 [68.19 à 69.48] Repas du soir
À table, Daniel parle voitures avec enthousiasme, mais se fait rembarrer par José. La mère semble saoule. « Tu prends tes désirs pour des réalités », dit-elle à l'enfant qui évoque des vacances chez sa grand-mère.
17 [69.48 à 76.10] Pandora
On projette Pandora. Daniel observe un garçon qui embrasse une fille. À son tour, il se penche vers une jeune fille devant lui, qui se laisse embrasser. Images du film (Ava Gardner, James Mason). Daniel part avant la fin de la séance.
18 [76.10 à 79.16] Sur le banc
Daniel installé sur un banc des Allées interroge le garçon sur les filles. Elles n'étaient pas belles à la lumière, lui dit ce dernier. Cigarette. Regards sur un couple d'amoureux. Un nouveau jeune homme vient demander à Daniel pourquoi il ne vient jamais au Bar des 4 fontaines. Les deux garçons discutent cinéma puis s'en vont vers le bar.
19 [79.16 à 83.09] Le Bar des 4 fontaines
À l'intérieur comme en terrasse, ambiance de café, flipper, discussions : les garçons parlent des filles. L'un d'entre eux a rompu avec son amie, qui passe et repasse avec une copine. Scène d'explication entre eux, sous les yeux des jeunes garçons qui plaisantent.
20 [83.09 à 85.44] Les études par correspondance
Sur un banc, Daniel entame avec son ami, seul étudiant du groupe, une discussion sérieuse sur les études, qu'il envisage de poursuivre seul. Ils évoquent les « études par correspondance ».
21 [85.44 à 90.281 L'argent
Daniel n'a pas suivi sa bande, partie vers la mer. Au Bar des 4 fontaines, il discute avec un homme, plus âgé, un buveur de Pepermint frimeur qui lui vante les mérites de l'argent et lui montre sa pochette pleine de billets de banque. En démonstration de ses propos, l'homme s'en va aussitôt draguer (avec succès) une jeune fille qui passe.
22 [90.28 à 94.13] La kermesse enfantine
Daniel paie sa place pour une kermesse enfantine. Passant devant les jeux de pêche à la ligne et autres, il est attiré par une chorale qui chante Le Petit Grégoire et se joint au groupe qui écoute. Là, fixant l'estrade, il effleure franchement de la main la hanche d'une petite fille en robe blanche, qui est à ses côtés, chaperonnée par sa grand-mère. Grand-mère et enfant disparaissent soudain, puis elles quittent la kermesse.
23 [94.13 à 100.33] Vers les Saintes-Maries
Daniel, chemise blanche, chaussures neuves, mais brûlure de cigarette sur son pantalon, rejoint sa bande au Bar des 4 fontaines. Une virée vers les Saintes est décidée. Le groupe fonce, qui en vélo, qui en mob, traverse le canal en bac et arrive à destination, s'engouffrant dans une buvette.
24 [100.33 à 109.13 ] Concurrence
Deux filles passent et annoncent qu'elles vont « se promener sur la route de Salinas ». Daniel et son ami leur emboîtent le pas, bientôt rejoints par le reste de la bande. Mais l'ami de Daniel a déjà enlacé la plus âgée des filles et Daniel n'hésite pas à passer devant tous pour prendre possession de « sa » petite amoureuse.
25 [109.13 à 113.56 ] Sa petite amoureuse
Étendus sur un talus, Daniel et son amoureuse s'embrassent, parlent. Tout cela reste très chaste : la fillette a des idées bien arrêtées sur la marche à suivre entre garçons et filles. Bientôt, c'est le chemin du retour et un vague rendez-vous est donné... auquel Daniel sait déjà qu'il ne se rendra pas.
26 [113.56 à 117.58] Retour chez la grand-mère
Dans le train, Daniel offre du feu à une jeune femme.
« Tita » appelle son petit-fils pour le goûter. La bande des petits amis est là qui semblent bien jeunes auprès de Daniel. Tous s'élancent sur leur terrain de jeu dans les bois. Daniel enlace la petite copine qui l'avait plaqué au sol et lui touche les seins. « Arrête ! » dit-elle. Ils courent.
Générique de fin sur la chanson de Charles Trenet.
|
|

|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
|
|